Russie : 4 000 sites pirates et 41 000 sites légitimes bloqués

russian flag on a pole over beautiful skyVous voulez tuer 4 000 criminels, mais vous avez également tué 41 000 innocents par la même occasion.

C’est le résumé qu’on peut faire en voyant les dommages collatéraux du blocage en Russie.

En 2013, le gouvernement russe a décidé de lutter sérieusement contre le piratage.

Sous les nouvelles lois, les sites pirates étaient bloqué par les FAIs, mais on sait que des VPN comme Hidemyass, VyprVPN, NordVPN peuvent facilement contourner ce type de blocage.

Les autorités et les ayants-droits se sont félicité de ce blocage, mais les dommages collatéraux sont nombreux.

Un nouveau rapport par Roskomsvoboda qui est le Centre pour la protection des droits numériques et le parti pirate en Russie révèle que ce blocage gouvernemental est non seulement inefficace, mais qu’il a décapité de nombreux sites innoncents au passage.

En effet, le piratage n’a pas été impacté, mais que le blocage ne respecte même pas les lois. En analysant les données fournis par les ayants-droits pour bloquer un site, le rapport nous apprend que les tribunaux ne font pas de vérification et que la position des défendeurs est négligé. Il ne vérifie pas soigneusement qu’un site propose du contenu piraté.

De plus, il est quasiment impossible d’annuler un blocage injustifié sans oublier que les hébergeurs web supportent tous les couts associé au blocage.

Le problème qu’en Russie, un pirate peut être condamné à plus de 6 ans de prison et de ce fait, ils n’apparaissent jamais devant les tribunaux.

Ce sont donc les hébergeurs web qui prennent leurs places avec tous les surcouts associés. Et comme l’hébergeur web ne connait rien du dossier, il se retrouve imbriqué dans une affaire qu’il ne comprend pas.

Le rapport estime que ce blocage en Russie a permis de bloquer 4 000 noms de domaine, mais les dommages collatéraux sont énormes puiqu’il y a aussi 41 000 sites innocents qui ont été bloqué.

De plus, le piratage n’est pas impacté. A la rigueur, on empêche les internautes d’accéder à du contenu piraté, mais le contenu reste disponible pour ceux qui utilisent des VPN et pour les internautes de l’étranger, donc, c’est inutile.

Mais plutôt que de réfléchir intelligemment au problème, la Russie envisage des lois plus restrictives. Ainsi à partir d’octobre 2017, les moteurs de recherche devront supprimer tous les liens vers du contenu piraté et à partir de novembre 2017, les moteurs de recherche devront également supprimer les liens vers des outils d’anonymat comme le VPN.

Mais comme la plupart des fournisseurs VPN ne sont pas en Russie, alors on peut dire que ce blocage n’aura pas l’effet escompté comme d’habitude et ce sont les internautes lambdas qui seront les plus pénalisés.

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