Aurous, qu’est devenu ce Popcorn Time de la musique ?

En septembre 2015, le service Aurous a fait beaucoup parler de lui. Son développeur, Andrew Sampson, l’a promu comme un Popcorn Time, mais pour la musique. Mais dans les jours qui ont suivi la sortie du service, les ayants-droits sont arrivés, notamment la RIAA et ils ont fermé le site en décembre 2015.

Le fonctionnement d’Aurous

Le fonctionnement d’Aurous se basait sur le même principe que celui de Popcorn Time. L’interface ressemblait à celle de Spotify où les gens pouvaient chercher de la musique, des albums ou des artistes. Une fois qu’ils avaient trouvé un morceau, ils cliquaient dessus. Aurous allait ensuite chercher cette musique sur les nombreux sites de musique disponibles et la diffusait directement à l’utilisateur. Un principe simple et efficace, qui a fait ses preuves sur Popcorn Time, mais également sur les nombreux sites de streaming qui pullulent sur le marché.

Autant dire que ça n’a plu aux ayants-droits. Dans les jours qui ont suivi la sortie d’Aurous, la justice a frappé à sa porte. Et le développeur a dû signer un accord de 3 millions de dollars de dommages et intérêts ainsi que la promesse de ne plus créer de services, facilitant le piratage à l’avenir.

La légalité d’Aurous

Même si Aurous utilisait parfois des sites de torrent, il utilisait également des plateformes comme Youtube ou Soundcloud. Dans cette optique, le service n’était pas illégal. En effet, la majorité des grands groupes d’artiste possèdent une chaine Youtube où ils proposent gratuitement leur musique. Sans cette visibilité, beaucoup d’artistes resteraient inconnus.

La même chose est valable pour Soundcloud qui est très connu pour les Remix et les Covers. Aurous ne facilitait que la recherche de musique sur ces différentes plateformes. C’est comme si vous créez un annuaire d’établissements dans votre ville et que c’était interdit, parce que vous utilisiez leur nom et leur logo. De plus, Aurous ne permettait pas de télécharger des fichiers, ce qui signifie qu’il n’était pas différent d’un service de streaming à la Spotify.

L’avenir du streaming musical

Spotify et les services légaux perdent de l’argent depuis des années. Les rémunérations qu’ils donnent aux artistes sont très insuffisantes. Avec l’évolution de la technologie, la musique doit évoluer. Elle doit être libre d’accès, même si on doit payer un petit forfait. L’idée d’Aurous doit être reprise par les ayants-droits plutôt que de s’acharner sur des développeurs qui proposent des innovations sur une industrie qui est très obsolète.

De plus, cela fait des années que les artistes ne gagnent plus de revenus avec leurs albums. Leurs principales recettes proviennent des concerts et de leurs tournées. Si leur musique était gratuite et libre, alors cela inciterait les spectateurs à payer un billet de concert pour les soutenir. Mais au milieu, nous avons des ayants-droits qui se comportent comme des mafias.

Tant que le droit d’auteur sera prédominant et que la justice des différents pays continuera à les soutenir sans la moindre réflexion, toute tentative comme Aurous sera vouée à l’échec. Le pire est que l’industrie légale se tire une balle dans le pied avec ce genre de tactique. Car cela encourage le piratage. Plus les services légaux sont enchainés par des DRM et autres mécanismes de protection, plus les gens iront vers le piratage.

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